DEVINE D’OU JE T’APPELLE

Salut !

Après cette longue absence que certains me reprochent sans parler de certaine(s), je suis de retour, plus en forme que jamais. Euh ! Oui… A peu près.

On va bien se marrer.

On va se poiler à mort.

Tout va bien du moment qu’on rigole.

D’ailleurs moi-même, je ne ris que pour n’avoir pas à affronter les choses sérieuses, vous vous en doutez bien.

Je suis sûr que vous êtes pareils. Ah non ! Vous, c’est vrai, vous riez pour ne plus penser aux choses sérieuses que les contraintes de la vie vous obligent à affronter chaque jour.

J’oubliais.

La plupart d’entre vous aiment rire parce qu’ils passent une bonne partie de leur temps, le poing dressé en un mouvement rageur pour dire à tous ceux qui essayent de profiter des bonnes poire que nous sommes qu’il est temps que cela cesse.

C’est bien ça ?

Mais ils sont fort les bougres. Moi, par exemple, j’en voulais à mon opérateur téléphonique… Ben oui ! Il exagère  – il me fait payer les communications une fortune et en plus il m’oblige, me contraint, m’aliène, me camisole, dans un contrat super long, et tout et tout. Oui, c’est ça : comme vous. J’allais donc me rebeller en envoyant une lettre de remontrance par piquée des hannetons quand j’ai vu que si je reprenais deux ans de contrat (c’est rien deux ans après tout) je pouvais avoir pour pas cher un grand téléphone portable avec un écran comme ça avec plein de photos, et de musiques, et de sonneries, et me connecter à internet même dans le métro, même assis sur mes toilettes, c’est bien internet aux toilettes, ça change.

J’ai peur que si je râle il ne veuille pas me filer le téléphone pour pas trop cher.

Donc, dans deux ans… ça va pas se passer comme ça… non mais oh ? Pour qui on me prend ?

Donsoir



Le meilleur !

Toute votre vie vous avez œuvré pour être le meilleur.

Le meilleur en tout ! La semaine et le week-end, le soir et le matin. La nuit, le jour, à midi, à minuit. C’est votre crédo.

Et aujourd’hui vous sortez de chez votre médecin qui vous a annoncé une tumeur à petites cellules qui vous bouffe le mou et le pronostic est inquiétant.

Vous avez la trouille.

Vous pouvez mourir tranquille, on dira de vous : « Ce sont les meilleurs qui partent les premiers » !

Donsoir !



Aidez les pauvres !

Vous marchez dans la rue et un quidam s’approche de vous, le teint hâve, l’œil hagard, le vêtement négligé, en tout cas pas à la mode : c’est un pauvre !

- Monsieur, vous dit-il (ou Madame si vous êtes une fille). Monsieur, je n’ai pas mangé depuis quatre jours !

Deux solutions s’offrent à vous : le traiter par le mépris et continuer votre chemin, c’est pratique mais comme vous êtes une bonne âme vous risquez d’avoir des remords qui vont vous gâcher l’après-midi. L’alternative est de lui répondre gentiment, l’air surpris :

- Depuis quatre jours ? Lui dites-vous. Savez-vous que les carences nutritionnelles peuvent engendrer des troubles sévères comme une anémie macrocytaires ? Il faut absolument vous forcer, mon vieux ! Bonne journée !

Voilà ! Vous pouvez reprendre votre promenade sans être envahi par toute cette vilaine honte qu’éprouvent ceux qui ne pratiquent pas l’altruisme. Vous l’avez prévenu des dangers qu’il courait à rester pauvre, à lui de voir !

Donsoir !



Toute une vie !

J’étais beau bébé…

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Je serai beau pépé !



Une caisse de vieilles !

Bientôt l’heure ! Tic tac ! Tic tac ! Aujourd’hui c’est son groupe qui est en mission. Son cœur palpite comme voilà de longues années qu’il n’avait battu. Elle a le trac, c’est son premier jour. Tout est prêt : L’essieu du caddie à toile écossaise est graissé, pas un bruit n’en sortira. Le porte-monnaie est plein de petites pièces de dix centimes, cinq centimes, deux centimes, un centime. Il est un peu lourd dans le sac à main mais baste, ça vaut le coup. Plein de petites pièces et deux gros billets, un de vingt, un de cinquante. Niark, niark, niark ! Elle ajuste son bibi, tire sur les pans de son manteau, vérifie qu’elle a ses clefs et claque la porte de son vieil appartement, quarante quatre ans qu’elle y habite, une paye !

Il est pile dix huit heures quinze !

C’est Adèle, la voisine du cinquième qui l’a recrutée et qui a été sa marraine pour faire partie des Géchies, le gang le plus peuplé de France et probablement d’Europe. Adèle y est depuis deux ans et elle ne fait que s’en féliciter, alors pourquoi pas ? Les tests d’entrée sont simples, il faut pouvoir tirer un caddie en pleine charge, porter un sac à main bourré de saloperies qui cache un porte-monnaie gavé de ferraille et marcher au moins un demi kilomètre. Rien qu’elle ne puisse faire. Ensuite le principe est simple : être toute dévouée aux Géchies (les Gérontochieuses).

Ne jamais faire ses courses en pleine journée mais toujours à la sortie des bureaux et si on vous demande pourquoi dire que c’est pour voir des gens et garder un lien social (ça c’est vraiment drôle). Toujours remplir son propre caddie et jamais celui du magasin. Laisser les articles qui passent à la caisse s’entasser devant soi avant de les remettre dans le caddie. Une fois qu’ils sont dans le caddie, demander combien on doit, alors seulement ouvrir son sac à main, chercher son porte-monnaie enfouit sous plein de trucs inutiles, l’ouvrir, prendre un des gros billets et dire : « Je suis désolée je n’ai qu’un gros billet ! » se taire un moment puis : « Mais si vous voulez je dois avoir les quatre-vingt quatre centimes en petites pièces ! » et se mettre à chercher dans le porte monnaie (toute somme de cinquante et un à quatre-vingt dix neuf centimes est valable). Laissez ses doigts dans le porte-monnaie pendant que la caissière vous aide à chercher l’appoint, puis renverser le contenue du porte-monnaie devant la caissière. Prendre son temps pour remettre les pièces, UNE A UNE !

Refermer le porte-monnaie, le remettre dans le sac. Refermer le sac, le remettre à son bras, refermer le dessus du caddie mais tout ça EN RESTANT DANS L’ALLEE DE LA CAISSE, c’est très important.

Quand tout le monde pense que vous allez partir, poser une question à la caissière du genre : « Quand allez-vous recevoir tel ou tel produit ? » Surtout ne pas poser d’autre question quelle que soit la réponse de la caissière mais…

Se tourner vers la file de cent trente-cinq clients qui vient de se former, sourire et dire bonsoir, puis partir lentement en cachant son sourire vainqueur.

Quand on est veuve qui peut-on bien faire chier ?

Les fondatrices des Géchies méritent le respect pour avoir trouvé une réponse simple.

Donsoir!



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