Chute Libre !

Vous voulez faire du parachutisme ! C’est une bonne idée et en cas d’accident la mort est instantanée après quelques secondes d’un grand frisson et bien des façons de mourir ne peuvent en dire autant.

En tout cas, comme pour les autres sports extrêmes, n’hésitez pas à peser le pour et le contre. Par exemple, si vous êtes manchot des deux bras, laissez tomber. Eh oui ! Comment feriez-vous le geste avec le pouce pour dire aux autres que tout va bien pendant la chute libre ? Désolé, mais malgré l’injustice apparente il faut vous résoudre à vous contenter de la luge, pour avoir des frissons que seuls les sports extrêmes peuvent faire connaître.

Et puis pensez que ce serait un autre que vous qui devrait plier votre parachute, si le type est distrait ou maladroit… ou s’il n’aime pas trop ceux qui ne peuvent pas faire le sale boulot eux-mêmes… à vos risques et périls.

Donsoir !



Pub Discrète ! ? !

Pendant un temps j’ai sévi dans un magazine de sport, de basket, assez spécialisé, je vous livre telle quelle une de mes interventions (une autre est dans la catégorie sport sous le titre Sport et Spectacle 1), vous comprendrez mieux pourquoi ma collaboration fut brève. La pauvre rédaction n’avait jamais eu autant de messages d’insultes sur son site internet. Et encore, je m’étais retenu de leur proposer Handi Sport (la première que j’ai mise sur ce blog).

 

Cette rubrique est écrite par des professionnels

n’essayez pas de la réécrire chez vous !

Pfu ! Pas facile ! Mais il me semble que j’ai réussi. J’ai fait le pari que je pourrais discrètement faire passer un message commercial pour un célèbre équipementier sans que personne ne s’en doute. Cela s’appelle de la littérature subliminale. Mais j’ai besoin que vous y mettiez du vôtre. Voilà le principe : bientôt vous allez arriver à une certaine phrase (vous la reconnaîtrez facilement, elle est isolée), restez calme et lisez-la normalement, mais quand vous verrez une lettre plus grosse et plus noire que les autres, lisez-la vingt-quatre fois plus vite (ça marche à partir de dix-neuf fois pour ceux qui lisent lentement). La phrase vous semblera absolument normale et parfaitement à sa place, mais votre préconscient détectera un message que votre conscient n’aura même pas vu, ce gros nigaud, et vous pouvez être sûr que votre prochaine paire de chaussures vous ira comme un gant. Vous êtes prêts ?

Ne vous déplaIse, les Knickerbockers sont sEyants !

Si vous avez joué le jeu, vous n’avez pas du tout trouvé étonnant qu’on vous parle de knickerbockers, qui sont des culottes de golf comme celles de Tintin, dans un magasine de basket, et vous ne savez pas encore de quelle marque sera votre prochain équipement de sport. Et, si vous êtes un garçon, il a été impossible de vous faire croire qu’une culotte de golf était seyante. (Je m’en moque, ils n’en font pas chez Nike) En plus vous avez peut-être appris un mot qui vaut une fortune au scrabble. Et moi je vais toucher un gros tas d’oseille ! Tout va bien !

A part ça, un collègue, enfin plutôt une connaissance vu que le type est charcutier, m’a conseillé d’aller voir un match de basket féminin. Attention, il ne faut pas dire un match féminin de basket, cela ne sous-entend pas du tout la même chose. Des garçons peuvent jouer un match féminin de basket, et des filles aussi bien-entendu, mais seules des femmes peuvent jouer un match de basket féminin. C’est comme ça ! C’est la règle ! Je ne l’ai appris qu’après le match d’ailleurs, en disant à mon voisin que je ne savais pas que les garçons pouvaient jouer aussi. Il m’a dit qu’ils ne pouvaient pas ! Bon !… C’est une bonne chose, comme ça on ne peut pas confondre et puis « ça serait pas juste ! » D’ailleurs on ne dit pas des filles ou des femmes, on dit des féminines. Donc les féminines ne peuvent pas jouer dans un match de basket masculin mais peuvent jouer des matchs masculins de basket. D’ailleurs on ne dit pas masculin dans ces cas là, on dit viril, c’est plus… imagé. Cela veut dire qu’on y voit des chocs, des courses, de la sueur, des tapes, des râles, des cris, des coups, des insultes, des larmes, de la morve, de la baston dans la raquette, et des arbitres pour empêcher tout ça de dégénérer. Et des entraîneurs ! Qui se lèvent et qui se rassoient ! Qui bougent les bras pour s’envoler et voir tout ça d’en haut mais qui n’y arrivent pas. Alors ils cachent leur frustration dans leurs mains. C’est beau ! Parce qu’ils sont en harmonie ! En catharsis ! C’est théâtral !

Vous croyez que je me moque, hein ? Pas du tout ! Quand Tirunesh Dibaba cavale pour gagner à la fin d’un dix mille mètres, je me mets à chialer comme un môme et je pense qu’Adriana Karembeu n’est qu’un vulgaire boudin insipide (ça ne me dure qu’une minute ou deux, hein !) en tout cas que Hugh Hefner n’a jamais rien compris à la beauté, aux filles, et encore moins aux féminines.

Tous les hommes d’esprits savent qu’une femme  vraiment belle ne se mettra jamais à poil dans un magazine, ou sur un calendrier, qu’elle préservera sa beauté comme un secret, surtout si elle est féminine. La preuve : à la fin du match, je n’ai pas pu entrer dans les douches. J’avais pourtant pensé à y cacher mon téléphone portable branché sur « Caméra », mais il n’est pas étanche (je n’ai pas encore l’habitude) et donc, cette semaine, rien à voir de vraiment hot sur www.basketteusessousladouche.com ! Désolé les mecs, et je dois une tournée à Jean-Michel. (Pas Jean-Michel Cousteau, lui aurait pensé à me dire de prendre un téléphone étanche).

Bon ! C’est tout pour cette fois. La prochaine fois je ferai leur fête à ceux qui trouvent que « le sport c’est toujours pareil et surtout le basket, gnagnagna ! » et qui commencent à nous emmerder un tantinet. Je leur rappellerai que : « … le sublime qui a été autrefois a certainement été possible autrefois et sera par conséquent encore possible un jour ». Si vous aussi vous êtes optimistes et que vous voulez disserter sur cet extrait trop bref de la Seconde Considération Intempestive de Nietzsche, envoyez votre courrier au journal (les types qui ouvrent le courrier en salivent déjà). J’intitulerai ma rub : « Le sportif est un optimiste qui le fait exprès » ! Et si vous trouvez que ce n’est pas assez décalé, c’est que vous êtes vraiment pointilleux.

 



Sport et Spectacle (1)*

Vous connaissez ma passion pour les matchs de ballon (non ? ben c’est fait maintenant), j’adore tellement ça que j’y vais très peu par peur de l’abus, de la dose létale, de l’addiction frénétique. Finir mes jours en bavant, merci bien ! J’en ai vu des gens comme ça. Pas beaux à voir. Ce voyage outre Atlantique était donc l’occasion de prendre une grosse dose, et je n’ai pas été déçu.

Je dois reconnaître aux américains un sens du spectacle hors du commun, et je ne vous parle pas d’Hollywood mais d’un simple match de basket. Les gradins étaient combles, plus un siège de libre et plein de gens assis par terre pour voir ce match entre deux équipes dont je n’arrive pas à retrouver le nom, mais des équipes super connues et tout, vous pouvez me faire confiance. C’était à Boston ! Je suppose donc que l’une des deux était l’équipe de Boston. Elle était toute verte en tout cas et l’autre en blanc. J’étais arrivé la veille et jusque là le FBI et la CIA m’avaient laissé une paix royale dont je profitais un max. Un brin de déception toutefois car je n’avais vu aucune poursuite entre voitures de police et malfrats russo-colombiens, Godzilla était resté couché dans sa tanière, et impossible de trouver un bar où les filles dansent Toutes-Nues-Avec-Juste-Un-String en s’accrochant à des barres d’acier inoxydable (il faut ça à cause de la sueur des mains, sinon tout rouille et c’est nettement moins joli).

Bref ! La rencontre avait commencée après tout un cinéma pas possible qu’on ne s’attend pas à voir dans un gymnase sérieux. Enfin ! Ils font bien ce qu’ils veulent, après tout c’est de l’argent privé.

Re-bref ! L’équipe verte n’était pas à la noce et se tapait la honte vu qu’elle jouait à domicile et les spectateurs américains du nord n’aiment pas les perdants aussi se lèvent-ils et rentrent-ils chez eux quand ils voient leur équipe se faire ratatiner, c’est une attitude que nous français, nous réprouvons. Nous, nous ne partons pas quand notre équipe est en train de perde on fait beaucoup plus simple et radicale : on ne va pas au match. On compte autant de spectateurs en France pour une finale internationale que pour une rencontre de benjamins aux Etats-Unis, on peut bien les laisser se barrer avant la fin sans la ramener, pour une fois.

Mais là, les partants ont eu tord. Tout allait mal, pour Boston, c’était fort Alamo et Pearl Harbor réunis, la catastrophe n’était pas loin. Quand soudain :

- Tobby ! Where are you Tobby ? Come back !… Tooobbyyy !

Une gamine en chemise de nuit s’est pointée sur le terrain en plein sur la raquette carrée, l’air hagard, le teint have, ses petits bras tout couverts de chair de poule. Les joueurs arrêtent aussitôt de jouer et s’approchent de la môme :

- Ké ski s’passe, la gosse ? Demande un grand gaillard en vert ! Ki cé Tobby ?

- Mon chien ! Mon chien Tobby ! Il a disparu ! Tooobbyyy !

En France on aurait demandé aux gendarmes de foutre de la gosse à l’asile, point barre ! Ou au moins les parents. Mais là, les joueurs se sont tous regardés, ceux de Boston, et ont dit :

- Alors là ! (Ils l’ont dit en anglais bien sûr, c’est par égard que je traduis et pas pour dénaturer l’esprit de l’auteur) Alors là ! On est vraiment on the shit ! Fuck and re-fuck ! (Là, je préfère ne pas traduire, il y avait une gosse tout de même).

- Pourquoi tu dis ça, man ? On l’est pas plus que tout à l’heure !

- Pas plus que tout à l’heure ? Va jouer en Europe ! Ici quand une catastrophe est toute proche, il y a toujours… Et je dis bien TOUJOURS, une gamine qui cherche son con de clébard qui vient juste de foutre le camp alors qu’avant il était vachement obéissant et tout. C’était quoi comme chien, la môme ?

- Un cocker ! Tobby ! Reviens, Tobby ! Où es-tu ? Tooobbyyy !

- Un cocker ? Tous les joueurs sont paniqués.

- Fuckamba ! Renchérit le porte-serviette mexicain.

- Alors là ! On est vraiment dans la merde ! C’est vachement mignon, un cocker !

C’est l’entraîneur de l’équipe verte qui s’inquiète. Il est venu rejoindre ses joueurs et les coache avec maîtrise :

- Toi, trouve un os… et un gros ! Toi, tu lâches pas le grand en blanc, là-bas : il a une tête à piquer les cockers. Toi et toi vous faites les vestiaires. Moi j’appelle Mulder et la grosse qui va avec, on sait jamais. Allez, les men ! On se bouge ! On est quoi ?

- Des Winers ! Ouba, ouba !

Et voilà toute l’équipe majeure qui se met à chercher le clébard  en criant « Tobby ! Tobby ! » à tout bout de champ. Et tout le public se tait ! Un silence de cathédrale ! Où est passé Tobby ? Tout le monde sait que si on ne retrouve pas le chien, Boston est foutu.

De toute façon Boston est fichu ! La catastrophe est certaine ! Alors qu’au moins on retrouve le chien, pour que la pilule soit moins dure à avaler. On pourra toujours se dire qu’une pauvre gosse a retrouvé son chien qui a bien failli être boulotté par les intégristes musulmans. On ne peut pas laisser faire ça au cocker d’une pauvre gosse. Surtout si elle est blonde.

Dieu merci on a retrouvé Tobby et Boston a perdu soulagé… Mais on ne m’ôtera pas un certain doute sur l’honnêteté  de ces méthodes.

Du spectacle d’accord… mais bon…

 

*Cet article est paru dans le numéro du 18 juin 2009 de BasketNews



Le Handi-Sport

Aujourd’hui je voudrais vous parler du handisport, et particulièrement du handibasket, et du véritable scandale que cela représente. Je suis allé voir un match de handibasket, un samedi soir. Et, entre nous, si ça pouvait avoir lieu un autre soir que le samedi, ça m’arrangerait, parce que…bref ! En tout cas, j’étais méchamment remonté pour aller voir des types balancer des ballons dans un panier. En roulant en plus ! Et puis quoi encore ? Mais je n’aurais rien dit si je n’avais assisté à la pire des choses, enfin, une des pires. Figurez-vous que les handicapés ne se mélangent pas entre eux. Non, non, non ! Les paraplégiques et les culs-de-jatte d’un côté, les autres d’un autre. Oui, oui, oui ! C’est simple, dans l’équipe, pas un manchot, pas un aveugle, pas un tétraplégique, même pas un petit nain*. C’est une honte. Je me disais que des gens qui avaient enduré une épreuve comme celle-là seraient plus ouverts que d’autres, plus tolérants des différences. Je t’en fous, oui. Et le capitaine, qui se pavanait avec ses deux roues lenticulaires ! Une honte ! Qu’est-ce que ça pourrait bien leur faire de prendre un ou deux manchots dans l’équipe, hein ? Ou des petits nains ? Rien ! C’est tout ! Et un aveugle ? C’est sympa, un aveugle, et puis c’est rigolo (moi, j’ai un ami qui est aveugle, il est rigolo, surtout quand on a déplacé les meubles sans lui dire). Evidemment, pour n’avantager personne je suis d’accord pour qu’ils soient tous en chaise roulante, sauf les petits nains (parce que eux aussi sont rigolos quand ils courent). Et puis voilà ! Quand on veut, on peut ! Il y a des trucs que je ne comprends vraiment pas. A part pour les tétraplégiques, je ne peux pas les blairer non plus.

Ah ! Bah ! Je suis bien content de pas être handicapé, tiens, j’aurais pu être aussi intolérant que tout le monde.

 * Petit nain est un rigonasme, c’est-à-dire un pléonasme rigolo (prononcer : p’titnin).

 Ps : A propos des personnes de petite taille, je veux bien leur point de vue sur le côté « normal » du basketteur de base, merci !



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