Une caisse de vieilles !

Bientôt l’heure ! Tic tac ! Tic tac ! Aujourd’hui c’est son groupe qui est en mission. Son cœur palpite comme voilà de longues années qu’il n’avait battu. Elle a le trac, c’est son premier jour. Tout est prêt : L’essieu du caddie à toile écossaise est graissé, pas un bruit n’en sortira. Le porte-monnaie est plein de petites pièces de dix centimes, cinq centimes, deux centimes, un centime. Il est un peu lourd dans le sac à main mais baste, ça vaut le coup. Plein de petites pièces et deux gros billets, un de vingt, un de cinquante. Niark, niark, niark ! Elle ajuste son bibi, tire sur les pans de son manteau, vérifie qu’elle a ses clefs et claque la porte de son vieil appartement, quarante quatre ans qu’elle y habite, une paye !

Il est pile dix huit heures quinze !

C’est Adèle, la voisine du cinquième qui l’a recrutée et qui a été sa marraine pour faire partie des Géchies, le gang le plus peuplé de France et probablement d’Europe. Adèle y est depuis deux ans et elle ne fait que s’en féliciter, alors pourquoi pas ? Les tests d’entrée sont simples, il faut pouvoir tirer un caddie en pleine charge, porter un sac à main bourré de saloperies qui cache un porte-monnaie gavé de ferraille et marcher au moins un demi kilomètre. Rien qu’elle ne puisse faire. Ensuite le principe est simple : être toute dévouée aux Géchies (les Gérontochieuses).

Ne jamais faire ses courses en pleine journée mais toujours à la sortie des bureaux et si on vous demande pourquoi dire que c’est pour voir des gens et garder un lien social (ça c’est vraiment drôle). Toujours remplir son propre caddie et jamais celui du magasin. Laisser les articles qui passent à la caisse s’entasser devant soi avant de les remettre dans le caddie. Une fois qu’ils sont dans le caddie, demander combien on doit, alors seulement ouvrir son sac à main, chercher son porte-monnaie enfouit sous plein de trucs inutiles, l’ouvrir, prendre un des gros billets et dire : « Je suis désolée je n’ai qu’un gros billet ! » se taire un moment puis : « Mais si vous voulez je dois avoir les quatre-vingt quatre centimes en petites pièces ! » et se mettre à chercher dans le porte monnaie (toute somme de cinquante et un à quatre-vingt dix neuf centimes est valable). Laissez ses doigts dans le porte-monnaie pendant que la caissière vous aide à chercher l’appoint, puis renverser le contenue du porte-monnaie devant la caissière. Prendre son temps pour remettre les pièces, UNE A UNE !

Refermer le porte-monnaie, le remettre dans le sac. Refermer le sac, le remettre à son bras, refermer le dessus du caddie mais tout ça EN RESTANT DANS L’ALLEE DE LA CAISSE, c’est très important.

Quand tout le monde pense que vous allez partir, poser une question à la caissière du genre : « Quand allez-vous recevoir tel ou tel produit ? » Surtout ne pas poser d’autre question quelle que soit la réponse de la caissière mais…

Se tourner vers la file de cent trente-cinq clients qui vient de se former, sourire et dire bonsoir, puis partir lentement en cachant son sourire vainqueur.

Quand on est veuve qui peut-on bien faire chier ?

Les fondatrices des Géchies méritent le respect pour avoir trouvé une réponse simple.

Donsoir!



Vous aussi… peut-être !

J’ai quelques fois envie de pouvoir lever les bras en signe de victoire.

Pas parce que j’aurais gagné une grande bataille,

Mais seulement parce que j’aurais obtenu le peu que j’estime m’être dû.

Mais… non !

Donsoir !



Pub Discrète ! ? !

Pendant un temps j’ai sévi dans un magazine de sport, de basket, assez spécialisé, je vous livre telle quelle une de mes interventions (une autre est dans la catégorie sport sous le titre Sport et Spectacle 1), vous comprendrez mieux pourquoi ma collaboration fut brève. La pauvre rédaction n’avait jamais eu autant de messages d’insultes sur son site internet. Et encore, je m’étais retenu de leur proposer Handi Sport (la première que j’ai mise sur ce blog).

 

Cette rubrique est écrite par des professionnels

n’essayez pas de la réécrire chez vous !

Pfu ! Pas facile ! Mais il me semble que j’ai réussi. J’ai fait le pari que je pourrais discrètement faire passer un message commercial pour un célèbre équipementier sans que personne ne s’en doute. Cela s’appelle de la littérature subliminale. Mais j’ai besoin que vous y mettiez du vôtre. Voilà le principe : bientôt vous allez arriver à une certaine phrase (vous la reconnaîtrez facilement, elle est isolée), restez calme et lisez-la normalement, mais quand vous verrez une lettre plus grosse et plus noire que les autres, lisez-la vingt-quatre fois plus vite (ça marche à partir de dix-neuf fois pour ceux qui lisent lentement). La phrase vous semblera absolument normale et parfaitement à sa place, mais votre préconscient détectera un message que votre conscient n’aura même pas vu, ce gros nigaud, et vous pouvez être sûr que votre prochaine paire de chaussures vous ira comme un gant. Vous êtes prêts ?

Ne vous déplaIse, les Knickerbockers sont sEyants !

Si vous avez joué le jeu, vous n’avez pas du tout trouvé étonnant qu’on vous parle de knickerbockers, qui sont des culottes de golf comme celles de Tintin, dans un magasine de basket, et vous ne savez pas encore de quelle marque sera votre prochain équipement de sport. Et, si vous êtes un garçon, il a été impossible de vous faire croire qu’une culotte de golf était seyante. (Je m’en moque, ils n’en font pas chez Nike) En plus vous avez peut-être appris un mot qui vaut une fortune au scrabble. Et moi je vais toucher un gros tas d’oseille ! Tout va bien !

A part ça, un collègue, enfin plutôt une connaissance vu que le type est charcutier, m’a conseillé d’aller voir un match de basket féminin. Attention, il ne faut pas dire un match féminin de basket, cela ne sous-entend pas du tout la même chose. Des garçons peuvent jouer un match féminin de basket, et des filles aussi bien-entendu, mais seules des femmes peuvent jouer un match de basket féminin. C’est comme ça ! C’est la règle ! Je ne l’ai appris qu’après le match d’ailleurs, en disant à mon voisin que je ne savais pas que les garçons pouvaient jouer aussi. Il m’a dit qu’ils ne pouvaient pas ! Bon !… C’est une bonne chose, comme ça on ne peut pas confondre et puis « ça serait pas juste ! » D’ailleurs on ne dit pas des filles ou des femmes, on dit des féminines. Donc les féminines ne peuvent pas jouer dans un match de basket masculin mais peuvent jouer des matchs masculins de basket. D’ailleurs on ne dit pas masculin dans ces cas là, on dit viril, c’est plus… imagé. Cela veut dire qu’on y voit des chocs, des courses, de la sueur, des tapes, des râles, des cris, des coups, des insultes, des larmes, de la morve, de la baston dans la raquette, et des arbitres pour empêcher tout ça de dégénérer. Et des entraîneurs ! Qui se lèvent et qui se rassoient ! Qui bougent les bras pour s’envoler et voir tout ça d’en haut mais qui n’y arrivent pas. Alors ils cachent leur frustration dans leurs mains. C’est beau ! Parce qu’ils sont en harmonie ! En catharsis ! C’est théâtral !

Vous croyez que je me moque, hein ? Pas du tout ! Quand Tirunesh Dibaba cavale pour gagner à la fin d’un dix mille mètres, je me mets à chialer comme un môme et je pense qu’Adriana Karembeu n’est qu’un vulgaire boudin insipide (ça ne me dure qu’une minute ou deux, hein !) en tout cas que Hugh Hefner n’a jamais rien compris à la beauté, aux filles, et encore moins aux féminines.

Tous les hommes d’esprits savent qu’une femme  vraiment belle ne se mettra jamais à poil dans un magazine, ou sur un calendrier, qu’elle préservera sa beauté comme un secret, surtout si elle est féminine. La preuve : à la fin du match, je n’ai pas pu entrer dans les douches. J’avais pourtant pensé à y cacher mon téléphone portable branché sur « Caméra », mais il n’est pas étanche (je n’ai pas encore l’habitude) et donc, cette semaine, rien à voir de vraiment hot sur www.basketteusessousladouche.com ! Désolé les mecs, et je dois une tournée à Jean-Michel. (Pas Jean-Michel Cousteau, lui aurait pensé à me dire de prendre un téléphone étanche).

Bon ! C’est tout pour cette fois. La prochaine fois je ferai leur fête à ceux qui trouvent que « le sport c’est toujours pareil et surtout le basket, gnagnagna ! » et qui commencent à nous emmerder un tantinet. Je leur rappellerai que : « … le sublime qui a été autrefois a certainement été possible autrefois et sera par conséquent encore possible un jour ». Si vous aussi vous êtes optimistes et que vous voulez disserter sur cet extrait trop bref de la Seconde Considération Intempestive de Nietzsche, envoyez votre courrier au journal (les types qui ouvrent le courrier en salivent déjà). J’intitulerai ma rub : « Le sportif est un optimiste qui le fait exprès » ! Et si vous trouvez que ce n’est pas assez décalé, c’est que vous êtes vraiment pointilleux.

 



Amedeo Modigliani et Jeanne Hébuterne

jeannehbuterne1.jpg J’avais envie de faire une grosse vanne lourde sur ce tableau. (clic dessus pour voir en grand)

Et puis non.

Modigliani a vécu pauvre.

Le 25 janvier 1920,  il a cédé à la tuberculose.

Jeanne Hébuterne, sa femme, qu’il représente ici de profil, je ne sais même pas s’ils étaient mariés, quoi qu’il en soit, elle s’est tuée le lendemain. Enceinte de son deuxième enfant.

Ce n’est pas que je n’ai pas trouvé de motifs de rire du tableau, rire de ce qui est beau quand on décide d’être bête est ce qui existe de plus facile au monde, mais j’ai eu comme un coup de blues en faisant mon copier/coller.

Vous pouvez faire ce que vous voulez et si la vanne est bonne j’en rirai de bon cœur mais là, je ne suis pas d’humeur.

Je me fais des papouilles (pas toujours à vous, moi aussi j’ai droit à un peu de tendresse)

Donsoir !



Perdu aux élections

On m’a dit qu’il fallait que j’aille voter à droite.

Du coup je n’ai pas trouvé le bureau de vote.

J’ai su plus tard qu’il était à gauche en sortant.

C’est malin !!!

Donsoir.



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